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Elle n’offrait pour ainsi dire jamais sa bouche,
Sa langue restait cachée derrière ses dents.
Elle semblait toujours articuler une invincible moue.

Pas moyen de plonger au délice
De ses lèvres déguisées en sillon.
Son camouflage carmin brillait à la salive.

Avec le temps, elle en a mangé l’éclat.
Le souvenir pourtant toujours présent,
L’envie de cerise me lèche encore les babines.

À l’ébauche du moindre plissement,
Appuyant mon regard d’un soupçon de regret,
J’affolais au plus près mon désir de baisers.

Mirliton

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