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Sarcophage de Fayoum

Dans une contrée magique, le champs
Du Monastère nourrissait la prière.
Je crois, je vois le paradis du Chant
Aux portes de l’enfer et de la Terre.

C’est la beauté secrète de l’Orient
Prières et chants, arbres et lumière.
La Vierge attend le rire de l’Amant,
Dans le sillon, jette la graine amère.

Qu’ils sont heureux les reclus ! Ô Voyant
Gardien des lieux à la main tendue,
La Vierge lapidaire ensemençant
La terre dans la vallée suspendue.

Astre de soif où croît la vie pourtant,
Les corps, les âmes, graciles, austères,
Anges de l’Algérie vêtus de blanc,
Face aux tueurs noirs des Monastères.

Ô toges blanches, Faces éblouies
Par la bonté des hymnes ; mais la mort
Plane, aux mines d’orgueil, désunies,
Érugineuses, assoiffées d’or.

Aux portes de l’enfer, il y a l’homme.
Au fond du Monastère, il y a l’homme.
La Croyante en son pays redonne
Vie aux fruits de la Terre, toujours bonne.

Camille Aubaude

2 réflexions sur “La croyante

  1. Vous en faites beaucoup trop !
    Cette jeune femme savait, parce qu’on faisait son portrait, qu’elle allait bientôt mourir ! Dans ce regard, il y a tout simplement la grande sobriété de la vie !

    1. Les portraits de Fayoum n’évoquent jamais la mort,
      Mais l’image immobile de son reflet choisi.
      Peut être, l’idéal romain de soi même!
      Qui dit que ce portrait se faisait mourant?
      Mirliton!

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