20130628-085950.jpg

« Lorsqu’un petit enfant, laissé seul, considère devant lui les quelques objets peuplant sa solitude ~ par exemple une poupée, une bobine, un cube ou simplement le drap de son lit~ que voit-il exactement, ou plutôt comment voit-il? Que fait-il? Je l’imagine d’abord se balancer ou battre doucement la tête contre le mur. Je l’imagine entendre son propre cœur battre contre sa tempe, entre son œil et son oreille. Je l’imagine voir autour de lui, encore bien loin de toute certitude et de tout cynisme, encore bien loin de croire en quoi que ce soit.je l’imagine dans l’expectative: il voit dans l’hébétude d’attendre, sur fond de l’absence maternelle. Jusqu’au moment où ce qu’il voit tout à coup s’ouvrira, atteint par quelque chose qui au fond le pourfend, le regarde. Quelque chose dont finalement, il va faire une image. »
Georges Didi~Huberman
Ce que nous voyons, ce qui nous regarde.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s