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A toi petit Scorpion du sable, petit sidi, Habibi mon petit ami, il y en a qui disent de toi des bêtises, que tu es méchant et tout ce qui s’ensuit, des gens qui ne réfléchissent pas, parce que
toi le talon, le talon de l’arbi, tu ‘aimes à la folie, et moi je te comprends va !
D’aimer des choses comme ça à la folie, et d’oublier tout pour courir après et ’embrasser,
l’embrasser fort en mordant, lui faire quelque chose, le marquer de ta marque, lui mettre ta signature dans son sang.
Tu es vaillant, tu es passionné, tu me plais. Tu donnes. Je voudrais t’attraper, te mettre dans une boîte d’allumettes, te regarder à n’en plus finir, te regarder. Jouer avec toi à qui attrapera l’autre. Je voudrais que tu fasses attention à moi, que tu me parles. Tout au moins que tu me regardes si tu ne peux pas parler. Ça me plaît de penser que tu vis là, dans du sable brûlant qu’on ne peut pas le toucher, et tu restes sans bouger des temps infinis qu’on dirait que tu es là mort mais ce n’est pas que tu es mort c’est ivre mort que tu es, ivre mort de fascination et de concentration et d’être comme ça chauffé à blanc, saoul perdu de solitude et de soleil, décapé comme un vieil os, ta pensée affûtée qui n’en est plus à parler mais qui siffle, siffle comme une folle, saoul comme un fou, immobile là dans cette chauffe, perdu dans ta stupeur ivre .
Louis-Léon Forget Allias Jean DUBUFFET
à Jacques BERNE

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