La voilà qui courbe l’échine, pour mieux se dévergonder & suivre, d’une foulée maligne, le premier venu au galop.

L’air est frais, se dit-elle la belle & des branches, du taillis pipiaille, la proximité des ailes qui font les petits oiseaux.

Au début, trop occupée d’elle, elle n’y prenait garde mais progressifs, les chants l’appellent, s’insinuent en elle , elle y perd son attention.

Elle passe &en fugitive, sur notre chemin se croisent des histoires,des histoires du style: des mots en conversation.

Sa marche triomphale, comme un paysage, poursuit en un long travelling  les visages & leurs expressions.

Je m’oublie à la promenade, mes mollets connaissent la chanson.

Je ne fais que de la poursuivre lorsqu’à l’instant elle fonce &moi je ne peux la suivre, étant déjà sur les talons.

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