Alouette Kifwebe

kifwebe

le,la,les

les stries :les épis(poils) du zèbre;

la crête : le radar du masque ;

les yeux : les gonflements des sorciers ;

la bouche :le bec de l’oiseau, feu du sorcier, le soufflet de forge ;

la barbe : l’arbre, la force du lion.

(voir : Jean Willy Mestach , Études Songye)

kifwebe songyé

Livre ouvert

jeu d'oeufs6

A Perec…

’e

Quand il ouvrit le livre tout lui sembla facile.
Lui qui avait tout lu et la Bible et le reste
Trois lignes de deux mots, c’était pas une affaire !
Le vélin était gris, oui, mais sans palimpseste.
Cest au bout d’un moment qu’il se fit de la bile.
Il ne s’en sortirait pas sans un dictionnaire.

C’est alors qu’il songea à “La Disparition”

Une partie des o“e”ufs étaient là, c’est certain…
Six, c’est assez peu si l’on fait l’addition…
Mais c’était pas si mal en ce jeudi matin…

PP le moqueur

Respiration

ventilo

Le ventilateur est ici évoqué à travers deux éléments constructifs, d’une part l’axe de rotation du rotor  ( bien qu’invisible & mû par le magnétisme), est la ligne qui articule le mouvement & d’autre part le support massif, pesant, de cette aviation immobile.

Reste le moment passé sous l’hélice du vent.

Seul le bruit du ventilo,venait troubler l’air.

Le public, lui, retenait son souffle & semblait respirer les vibrations du saxo.

Du dessein

seulement détacher la figure.

Si j’appartiens au mouvement brownien, c’est que, bien que je sois l’héritier de tous les peintres, j’assemble sans dessein. Je cherche, dans l’apparente incohérence des traits et des formes, les causes de l’émergence hypothétique de la figure.

Nul savoir ne m’est nécessaire pour tracer mon dessin. Je ne fais qu’isoler des formes probables, les souligner, les colorer, les nommer et vous entrainer vers mes choix.

Le flot d’images mentales que nous partageons nous fait toujours y voir quelque chose.

La liberté offerte par ce cheminement m’éloigne, et du style – la main étant toujours maniérée – et du sujet prémédité qui n’est jamais assez ressemblant.

Le sujet, la forme, est déjà là avant que je n’y pense et il ne me reste qu’à la reconnaître, l’accepter et l’authentifier.

En quoi cette forme devient-elle intéressante ?

Lorsque j’ai sorti la forme de son cocon, il me faut l’absorber, l’intégrer et m’en souvenir durant les journées de travail pour, qu’en soi, elle suscite mon intérêt. La mémoire de l’image joue ici un rôle important d’outil. Les simplifications que j’apporte progressivement aux formes et aux couleurs ne sont que les fruits de ma mémoire qui se souvient (mal) du sujet du tableau, qui l’a enjolivé et qui le découvre autre à chaque séance. Je ne fais que me plier à ma mémoire et tente de restituer sa vision.