seulement détacher la figure.

Si j’appartiens au mouvement brownien, c’est que, bien que je sois l’héritier de tous les peintres, j’assemble sans dessein. Je cherche, dans l’apparente incohérence des traits et des formes, les causes de l’émergence hypothétique de la figure.

Nul savoir ne m’est nécessaire pour tracer mon dessin. Je ne fais qu’isoler des formes probables, les souligner, les colorer, les nommer et vous entrainer vers mes choix.

Le flot d’images mentales que nous partageons nous fait toujours y voir quelque chose.

La liberté offerte par ce cheminement m’éloigne, et du style – la main étant toujours maniérée – et du sujet prémédité qui n’est jamais assez ressemblant.

Le sujet, la forme, est déjà là avant que je n’y pense et il ne me reste qu’à la reconnaître, l’accepter et l’authentifier.

En quoi cette forme devient-elle intéressante ?

Lorsque j’ai sorti la forme de son cocon, il me faut l’absorber, l’intégrer et m’en souvenir durant les journées de travail pour, qu’en soi, elle suscite mon intérêt. La mémoire de l’image joue ici un rôle important d’outil. Les simplifications que j’apporte progressivement aux formes et aux couleurs ne sont que les fruits de ma mémoire qui se souvient (mal) du sujet du tableau, qui l’a enjolivé et qui le découvre autre à chaque séance. Je ne fais que me plier à ma mémoire et tente de restituer sa vision.

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