Archives for the month of: décembre, 2011

Y’a Flot, les pieds dans l’eau,
& le héron des fables
Qui se mirent .
Y’a Briel, qui parcourt la ville,
Conquérante d’espace.
& les lumières, le soir,
les reflets des péniches font escale.

20111228-223323.jpg

La scène doit être interprétée comme la représentation d’un noyé dont le corps est à la morgue. Ce corps noyé est celui du photographe lui-même, Hippolyte Bayard.

20111228-180136.jpg
Paris -1840

” Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir, ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.
L’Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ses dessins que lui trouvait imparfaits, les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui a fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement, qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh ! Instabilité des choses humaines ! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui pendant longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue, personne ne l’a encore reconnu, ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la tête du Monsieur et ses mains commencent à pourrir, comme vous pouvez le remarquer.”

La belle à l’ombre de sa coiffe
Ne laisse aucun indifférent.
La rigueur de son attitude,
Intimide & séduit en même temps.
Lorsqu’elle passe, à deux pas de toi,
Tu croises son regard .
Un éclair de noisettes,
L’ébauche d’un sourire,
L’éclat de la nacre.

20111227-161934.jpg

20111227-020516.jpg
Sous le masque grêlé,
La danse aux pas rythmés,
Attire,Éloigne ,
Emprisonne le mal,
Le désigne à la terre,
Plutôt que de le répandre dans les esprits

20111227-014055.jpg
Un coton blanc referme le cadre.
Le bleu du ciel si calme,
Un nuage qui nage lentement,
Lentement, le décor plane,
Dans la chaleur daprès midi.
Rien faire & laisser venir.

20111222-211937.jpg

Viens donc, ma poule,
Que j’t'attife & te plume
Ou que j’plante
L’étendard de duvet
Qui souligne et orne
En calice tes formes,
Jusqu’au sommet lointain
D’un mont très popotin .

Toi,tu te retournes
Pour mieux savourer
Le froufrou léger
Le tutu malin.

Ah! Que ton œil brille,
Jolie & parée
Pour tous les vertiges,
& tu sens monter
Suivant la cadence,
Ton désir d’oser.

L’émir Liton

20111221-034954.jpg

20111216-162018.jpg
L’horizon du Désert
Devint triste & lointain,
Quand tu quittes le chemin
Pour suivre cette satanée salope
D’inconnue d’un paradis chagrin,
Où l’idéal d’une âme au mieux de sa forme,
Veut nous faire oublier l’écorché
Dans son lit de poussière.
Nous, nous gardons l’histoire
& nous mâchons la terre.

20111216-013839.jpg
Tête du théâtre de marionnette,
Couleurs du front des pinasses qui traversent le Niger.
Quelques troupes sillonnent les iles ensablées du fleuve.
Là bas, où les pécheurs Bozo campent.
Le soir, les animaux racontent des fables.

20111214-163308.jpg
1889, les pas ferrés des chevaux répondent aux aboiements du chien
L’opéra, jamais loin, attend son heure.
Degas ou ses complices arriveront plus tard en calèches,
Ou même à pied, déambulant le long des boulevards, depuis la Trinité.
L’animation a la fièvre joyeuse,
L’air moderne est chargé de charbon & crottin.
Les cyclistes vont se risquer entre les bêtes.

20111209-195116.jpg
Ouvrir le froid,
Chahuter l’immobile air sec
Qui n’arrive pas à le transpercer.
Il doit rejoindre,
S’y retrouver, là bas!
Jusqu’à l’idée de renverser ses pas,
Se désorienter
& reprendre le feu de l’alcool, chavirer.

20111208-003808.jpg
S’exhiber en dessous,
Prendre le risque
De soulever la taille.
Les rubans aux limites,
En enserrer le galbe
& pointer en tissu
Les jours d’une dentelle.

Même si les coutures craquent,
Tendent la toile.
Elle est posée et s’installe,
L’appât dressé,
Reste à attendre le quidam,
L’envisager.
Il fend la foule, & déjà veut se mouiller.
Le Joli métier,là, Madame,
Que de se pâmer,
Pour qu’on désire la flamme
& se griller.

20111212-012212.jpg

20111205-235339.jpg
Un morceau de métal,
Noir de bitume,
Sensible à la lumière,
Derrière l’optique,
Reste inversé.

La plaque trempe dans les bains,
Se blanchit & du fond sombre
Apparaissent, gardant la pose,
Le fermier & son fils.

20111204-233652.jpg
Je me souviens des fêtes
sur le yacht de croisière,
Il était là, carnaval,
& déguisé en diable,
Toujours la même colère.
Trépignant, rouge,
Il fulmine.
Des ressorts sous les pieds
&des poings serrés.

20111204-021432.jpg
Si vous souhaitez marquer une fin,
Rien de mieux que de plier le camp.
Mettre par grandeur & superposition,
Tenter de réunir,en un point, la dispersion,
S’arranger pour montrer un unique bagage,
& embrasser l’espace, par nos soins, dénudé.

20111201-235818.jpg
Dans ces visages échangés, au coin du quartier,
Quelques traits dévisagés, le rouge du feu à l’arrêt,
Le passage, un temps confronté,
Les voitures te flash,
Ma remarque d’un regard croisé,
D’un sourire timide amorcé, étonné.
Vert, la voie s’ouvre, les croisés,
Tu restes à me marquer.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.