

Pourquoi cette soudaine répulsion nous place
face à face,
figés,
notre attention au plus petit mouvement,
à la moindre attitude qui pourrait nous surprendre & lancer le combat.
bEauJeAN

Souvent, debout face à la toile , il faut prendre le temps d’imaginer une couleur, de souligner le contraste, de goûter la perspective, de se laisser influencer par l’image qui se dévoile, d’attendre, de choisir les mots du titre
& d’écouter , les yeux fixés sur la toile, vide d’intention & libre de sentiments . bEauJeAN

Un certain plaisir à marcher dans nos pensées
nous abrite du paysage & de rencontres inutiles ;
le rythme des pas doit mettre nos pensées en musique.

Attente, tu ne peux plus souffrir d’être ainsi observé & laissé à distance .
Tu voudrais reconnaitre un regard d’urgence qui oublie d’hésiter,
qui te jette dans les bras. aRa

Regarde!
Au loin bien des choses arrivent & toi, tu restes là à attendre la suite,
repliée dans le drap des paroles qui attachent.
Mais demain, peut- être, il ne faudra qu’un pas. bEauJeAN

Joyeuse, le pas délié, de longues enjambées, tu traverses les allées;
La joie d’être libérée de plus graves pensées
& déjà à l’esprit prés de son cavalier
Le rejoindre, être proche, insouciante, exister. aRa
Les femmes, une nuit, offrent l’ ombre des corps
& s’offrent à la terreur des branches.

Coupez la surface en deux espaces -miroir ,
creusez un sillon de couleurs,
en bordure l’ornement dissipe le regard
que le fond sourd isole d’une lumière sombre.

ralenti en forme de mode d’emploi
Si le photographe voit, en quelques secondes,
l’importance de la scène;
en un instant, il fabrique le théâtre du cadre.
Bien après, au centième,
l’appareil fige le volume en ombres
& bascule la perspective en drame.

Pisandat de Mairobert, auteur de l’Espion Anglois

Et comme en sa rivière se noyait Ophélie
Dans un flot de couleurs git la Belle Endormie
bEauJeAN