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Le plaisir du rythme des vagues,
Chacune s’épuise dans le lit du sable.

Les grains glissent & crissent
Un son cristallin, se mêle le dernier rouleau.

Au bord de l’eau,
Immobile,
Regard dans le vague,
Je goûte un bruit d’embruns,
Quand s’enfoncent les pattes du transat.

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Dans tous les blasons,
Une part de mystère
enveloppe les armes.

L’étiquette tombée depuis des lustres,
Restent les couleurs qu’agite la belle.
Sa robe balzane lui colle à la peau.
Blanc pur de socquettes, chevilles & manteau.

Pourtant, en défi, elle veut être celle
Qui livre ses lèvres.
&se démaquille,
La lippe livide, …….. elle attend.

Aujourd’hui, encore, rien n’est advenu!
Son sourire s’attarde, sans être vaincue,
Demain, une audace.

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l’esprit ailleurs, le militaire fait bonne mine.
La vacance du poste n’est qu’illusion,
& si l’air chaud l’altère,
Un autre, du même acabit,
Dans son plus neuf habit,
Viendra,bientôt, le relever.

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Sous cet air de déjà vu,
le sens de l’image nous échappe.
Nous recouvrons la scène
de tous les possibles trouvés en chemin.
&, dans notre volonté de nous y reconnaitre,
Nous nous forçons à voir.

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Elle n’est plus là que comme repaire,

Rendez vous à la marée basse.

Autour, Le sable creuse

& l’épave flotte dans sa flaque.

Le bois  perd la couleur,

Les  planches sechent et se rident,

Retour à l’arbre mort,

& la rouille se grave dans les éclatements.

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Laissons là la rumeur des couleurs,
À la saveur des plantes :
Le bruissement d’un ruisseau
Dans l’ombre, les alimente.

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Toute nue ,la vérité s’était, déjà, laissée dépouiller.
Elle ne faisait qu’apparaitre,&
Se résigne à dévoiler sa réalité rêvée.

En nommant ce qu’elle croyait,
Elle oubliait la différence
Entre son souhait et son sentiment.
(On sait bien que souvent la parole illustre le sentiment,
Le joue et s’enivre de son propre élan.)

Alors, bien qu’inquiète des effets de sa déclaration,
Elle suivait dans les yeux du comparse,
L’ébauche de sa complicité,
Le sourire partagé,
La caresse du regard,
Tout ce qui viendrait la réconforter.

Pourtant,
Rester dans le flou du désir,
offrait l’avantage
De ne pouvoir rencontrer un refus.
Elle se donnait en vérité,
& ne pouvait mieux se montrer.

(L’incompréhension aurait été comme un désastre,
Qui éloigne à jamais.)
Ça elle ne voulait l’imaginer!

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Il suit, l’œil timide,
&en dehors du cadre,
L’agitation des indications.
Lui, qui ne peut bouger,
&quand viennent d’autres plaques,
Enclenche, alors, son cinéma d’action.

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J’aime
A me laisser surprendre.
D’habitude ce chemin
Était déjà tracé.
Jamais je n’y voyais
Un autre que mon ombre,
Lorsque, le soir venu,
Je m’en suis allé.

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Y’a Flot, les pieds dans l’eau,
& le héron des fables
Qui se mirent .
Y’a Briel, qui parcourt la ville,
Conquérante d’espace.
& les lumières, le soir,
les reflets des péniches font escale.

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La scène doit être interprétée comme la représentation d’un noyé dont le corps est à la morgue. Ce corps noyé est celui du photographe lui-même, Hippolyte Bayard.

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Paris -1840

” Le cadavre du Monsieur que vous voyez ci-derrière est celui de M. Bayard, inventeur du procédé dont vous venez de voir, ou dont vous allez voir les merveilleux résultats. À ma connaissance, il y a à peu près trois ans que cet ingénieux et infatigable chercheur s’occupait de perfectionner son invention.
L’Académie, le Roi et tous ceux qui ont vu ses dessins que lui trouvait imparfaits, les ont admirés comme vous les admirez en ce moment. Cela lui a fait beaucoup d’honneur et ne lui a pas valu un liard. Le gouvernement, qui avait beaucoup trop donné à M. Daguerre, a dit ne pouvoir rien faire pour M. Bayard et le malheureux s’est noyé. Oh ! Instabilité des choses humaines ! Les artistes, les savants, les journaux se sont occupés de lui pendant longtemps et aujourd’hui qu’il y a plusieurs jours qu’il est exposé à la morgue, personne ne l’a encore reconnu, ni réclamé. Messieurs et Dames, passons à d’autres, de crainte que votre odorat ne soit affecté, car la tête du Monsieur et ses mains commencent à pourrir, comme vous pouvez le remarquer.”

La belle à l’ombre de sa coiffe
Ne laisse aucun indifférent.
La rigueur de son attitude,
Intimide & séduit en même temps.
Lorsqu’elle passe, à deux pas de toi,
Tu croises son regard .
Un éclair de noisettes,
L’ébauche d’un sourire,
L’éclat de la nacre.

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Sous le masque grêlé,
La danse aux pas rythmés,
Attire,Éloigne ,
Emprisonne le mal,
Le désigne à la terre,
Plutôt que de le répandre dans les esprits

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Un coton blanc referme le cadre.
Le bleu du ciel si calme,
Un nuage qui nage lentement,
Lentement, le décor plane,
Dans la chaleur daprès midi.
Rien faire & laisser venir.

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Viens donc, ma poule,
Que j’t'attife & te plume
Ou que j’plante
L’étendard de duvet
Qui souligne et orne
En calice tes formes,
Jusqu’au sommet lointain
D’un mont très popotin .

Toi,tu te retournes
Pour mieux savourer
Le froufrou léger
Le tutu malin.

Ah! Que ton œil brille,
Jolie & parée
Pour tous les vertiges,
& tu sens monter
Suivant la cadence,
Ton désir d’oser.

L’émir Liton

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L’horizon du Désert
Devint triste & lointain,
Quand tu quittes le chemin
Pour suivre cette satanée salope
D’inconnue d’un paradis chagrin,
Où l’idéal d’une âme au mieux de sa forme,
Veut nous faire oublier l’écorché
Dans son lit de poussière.
Nous, nous gardons l’histoire
& nous mâchons la terre.

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Tête du théâtre de marionnette,
Couleurs du front des pinasses qui traversent le Niger.
Quelques troupes sillonnent les iles ensablées du fleuve.
Là bas, où les pécheurs Bozo campent.
Le soir, les animaux racontent des fables.

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1889, les pas ferrés des chevaux répondent aux aboiements du chien
L’opéra, jamais loin, attend son heure.
Degas ou ses complices arriveront plus tard en calèches,
Ou même à pied, déambulant le long des boulevards, depuis la Trinité.
L’animation a la fièvre joyeuse,
L’air moderne est chargé de charbon & crottin.
Les cyclistes vont se risquer entre les bêtes.

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